Gambetta. Paris 20

rehabiter.paris

Gens, association libérale d'architecture / Sylvain Parent, architecte mandataire / Topager, paysagiste
Constructa, promoteur mandataire

Vu par le programmiste
Ce projet est l’occasion d’innover radicalement dans la fabrique de la ville en partant avant tout des besoins des Parisiens, en créant des solutions sur mesure autour de trois grands thèmes : habiter à Paris, travailler à Paris et être heureux à Paris (élever des enfants, se détendre, se nourrir sainement). Il y a aujourd’hui à Paris un foisonnement d’initiatives innovantes autour de ces thèmes. Le pari a été de composer un programme synergique, audacieux et réaliste, et d’y inviter des partenaires pour chacune des activités. Chaque partenaire est devenu coréalisateur de cette vision à la fois ambitieuse et simple : « Réhabiter Paris », des possibilités de vie et de travail dans une grande compacité.
Vu par le promoteur
« Réhabiter Paris » est pour nous, promoteurs artisans du sur-mesure, un pas de plus en terme d’innovation des pratiques immobilières : le projet est ici abordé sous l’angle du partage, avec une co-maîtrise d’ouvrage répartie entre les assistants à maîtrise d’ouvrage, les exploitants et nous. Nous avons aussi imaginé une démarche participative à tous les niveaux : au sein de notre équipe, avec les futurs exploitants, la copropriété existante, les riverains bientôt et, bien sûr, la ville !
L’innovation, c’est ici la construction par chacun des membres de l’équipe du programme, des choix architecturaux, paysagers, environnementaux et techniques, une approche résolument tournée vers l’usage et le bénéfice de l’utilisateur final. Avant tout de l’humain pour un programme immobilier au cœur d’un projet de vi(ll)e.
Vu par l’architecte
Monolithique et sériel, le parking était sombre et beau, mais inhabitable. Il a donc fallu le transformer. Modus operandi : démolition radieuse et vitrification de l’existant.
Démolir s’avère une opération stratégique pour montrer les plateaux nus à la lumière et tirer le meilleur parti de ce site complexe ; démolir un peu pour pouvoir garder beaucoup.
Changer les façades et garder l’intérieur : opération inverse à la taxidermie architecturale du façadisme, parce que le patrimoine vaut aussi lorsqu’il est spatial, même matérialisé par un banal système poteaux-poutres.
Apprécier l’existant, savoir l’adapter, c’est aujourd’hui la première écologie du bâtiment.